Horrible Music for Horrible People

02 avril 2016

Interview FR/UK de DEREK RIDGERS ( Avril 2016 ):

Interview in French

Derek Ridgers est surement l'un des meilleurs photographes sur l'angleterre des années 70-80. Ses clichés plus authentiques que la réalité nous font découvrir et parfois même nous transportent dans cette angleterre qui a vu naitre des mouvements qui existent encore aujourd'hui comme les skinheads, les rockers, les mods... J'ai demandé à Derek Ridgers de répondre à quelques questions les voici:

Horrible Music for Horrible People - 1/ Comment as tu commencé la photographie ?

Derek Ridgers - Pour commencer, j'étais juste un fan de musique avec un appareil photo emprunté. Je voulais simplement être un peu plus proche des groupes que j'aimais. Donc, j'ai commencé à prendre un appareil photo dans les concerts, en prétendant être un photographe et en forçant mon chemin vers l'avant. Mais quand les punks sont arrivés vers la fin de l'année 1976 le public est soudainement devenu plus photogénique que les groupes. Et donc, j'ai commencé avec les punks, j'ai développé une sorte de compulsion à enregister certaines des fantastiques exubérantes et colorées jeunes personnes que je voyais, dans les boites de nuits et, plus tard, dans la rue.

derek ridgers by david johnson

Derek Ridgers fin 2015 (crédit photo: D.Johnson)

2/ Tu as photographié beaucoup de subculture, laquelle t'as le plus intéressé ?

Je pense quelles sont toutes intéréssantes mais je m'identifiais avec les skinheads d'une manière que je ne peux pas vraiment m'identifié avec les autres - bien qu'elles est toutes des similitudes. Mes vues sociales et politiques étaient très différentes de celles des skinheads. Je les ai rencontré et photographié à ce moment la. 95% étaient très sympathique, une fois qu'ils commençaient à me connaître un peu.

3/ Peux tu nous raconter un jour avec les skinheads dans les années 80.

Les seules jours entiers que j'ai passé avec les skinheads étaient quand ils avaient des excursions au bord de la mer pendant les jours fériés. Cela signifiait se réunir très tot soit pour un train ou une voiture, et voyager tous ensemble. Après quoi, ils marchaient tous ensemble dans la ville pour essayer de trouver un pub décent, et ils passaient la majeure partie du milieu de la journée à boire (il était un temps où les pubs fermés encore l'après-midi). Après quoi, avec un peu de courage hollandais, ils se divisaient en petits groupes et marchaient autour de la ville tout en étant surveillé par la police. Habituellement, il y avait d'autres groupes de jeunes autour - comme les mods ou les rockers - et bien qu'il y avait un peu d'intimidation et de courses, il y avait très rarement de gros combats. Inévitablement, il y avait certains mauvais comportements qui entrainaient des arrestations mais à la fin la police s'ennuyait à simplement nous suivre. Après quoi, ils étaient "escortés" en cortège vers leurs voitures ou leurs trains pour le retour à la maison.

4/ As tu photographié Ian Stuart ? Si oui, peux tu nous en dire plus sur lui ?

Aussi loin que je me souviens, je n'ai jamais photographié Ian Stuart.

5/ Tu as des projets à venir ?

Mon prochain livre est sur les punks de Londres en 1977.

6/ Tu as photographié Nicky Crane, peux tu nous en dire plus sur lui ?

J'ai très bien connu Nicky dans les années 1978 à 1982, après je ne le voyais plus souvent. Bien sur durant une partie de cette époque il était en prison. Quand il était sobre et sur une base un à un, il parlait calmement et c'était un bon gars. Il m'a souvent sauvé lors de bagarre et je lui suis très reconnaissant à ce jour pour certaines de ses interventions de 11ème heures. Mais il a eu ses problèmes, et à ce moment la, je pense qu'il aurait admis avec facilité être un peu un voyou. Je l'ai interviewé pour le spectacle que j'avais en 1980 (je pense que je dois encore avoir la bande quelque part). Il m'a raconté les problèmes qu'il avait, expulsé de l'école et aussi ses antécedents familiaux. Je pense que sa mère a lutté seule pour gérer 10 frères et soeurs et, de mémoire, je crois que Nicky a quitté la maison à 16 ans. Je l'ai vu à la dernière gay pride en 1993 - Après être sorti - et il m'a dit qu'il avait arrêté de voir beaucoup de ses anciennes vues et que sa vie avait complètement changé. De toute évidence, cela n'a pas annulé un grand nombes des mauvaises choses qu'il avait fait, mais, avant sa mort, il a certainement était amené à regretter beaucoup de choses qu'il avait fait.

NICKY CRANE

Photo de Nicky Crane par Derek Ridgers

7/ Tu as récemment publié un excellent photobook (skinheads: 1979 - 1984 ), comment as tu choisis les photos qui y apparaissent ?

Le processus d'éditon était très simple, j'ai choisis les meilleures photographies - sans quelles soient trop répétitives.

8/ Toutes tes photos sont sont sur le web ? ou tu as encore des trésors à nous faire découvrir ?

Je ne veux pas que toutes mes photographies soient sur le web car sinon pourquoi les gens auraient besoin d'acheter le livre ? Mais je peux assurer à tous ceux qui envisagent d'acheter le livre que toutes mes meilleures photos sur les skinheads sont dedans. J'ai pris littéralement des centaines de photographies, mais elles n'étaient pas toutes très bonnes. Je dirai qu'il y a encore environ 30% à voir.

9/ Peux tu nous raconter quelques anecdotes sur tes reportages photos ?

Je préfère laisser parler mes photographies d'elles mêmes.

10/ Tu as gardé des contacts avec certains skinheads des années 70 - 80 ?

Pas vraiment, seulement quelques email occasionnel. En tout cas, pas jusqu'à l'arrivée de Facebook. Facebook m'a permis de me reconnecter avec un bon nombre de mes vieux sujets et j'en ai même rencontré quelques uns.

11/ Merci pour tes réponses, je te laisse le mot de la fin !

Merci pour ton intéret.

Interview in English

Horrible Music for Horrible People - 1/ How did you start photography ?
Derek Ridgers - To begin with, I was just a music fan with a borrowed camera.  I just wanted to get a bit closer to some of the bands I loved.  So I started taking the camera along to gigs, pretending to be a photographer and forcing my way to the front.  But when punk came along at the end of ’76 the audience suddenly became more photogenic than the bands.  And so, starting with the punks, I developed something of a compulsion to record some of the fantastically exuberant and colourful young people I saw, both in nightclubs and, later on, on the street.

2/ You photographed many subculture, which interested you the most?
I think they were all interesting but I identified with the skinheads in a way that I didn’t really identify with any of the others - although there are similarities in them all. My social and political views were very different to those of skinheads I met and photographed at that time but, as people, they didn’t seem very different to me when I was growing up, feeling a bit different but not knowing exactly why. 95% were perfectly friendly, once they’d got to know me a little.

3/ Can you tell us a day with the skinheads in the 80s ?
The only whole days I ever spent with the skinheads was when they were having an excursion to the seaside during a Bank Holiday.  That would mean meeting up very early for either a train or a coach and all travelling there together.  After which they’d we’d all walk around the town together until they found a decent pub, or a decent few pubs if there was a lot of them, and spend most of the middle of the day drinking (it was at a time when pubs still closed in the afternoon).  After which, with a bit of dutch courage, they would usually split up into smaller groups and walk around the town, all the while being monitored by the police.  Usually there would be some other youth groups around - like mods or rockers/bikers - and although there might be a bit of posturing and running around, there were very rarely any big fights.  Inevitably there would be some sort of bad behaviour and there would be a few arrests and eventually the police would get bored with simply following us all around.  After which they would “escort” the groups back onto their coaches or trains for the ride home.

Carnaby Street, Soho May 1979

" Carnaby Street, Soho May 1979 " (crédit photo: Derek Ridgers)

4/ Have you photographed Ian Stuart ? If so, can you tell us more ?
As far as I know, I have never photographed Ian Stuart.
5/ Do you have any upcoming projects ?
My next book is a book about punk in London in 1977.

6/ You photographed Nicky Crane, can you tell us more about him ?
I knew Nicky quite well in the years 1978 to about 1982 after which I didn’t see him that often.  Of course, during some of that time he was in prison.  When he was sober and on a one to one basis he was quietly spoken and quite a nice guy.  He saved me from getting beaten up a couple of times and I am very grateful to this day for some of his 11th hour interventions. But he did have his problems and, at that time, I think he would have happily admitted to being a bit of a thug. I interviewed him for the show I had in 1980 (and I think I still have the tape somewhere).  He told me about the problems he had, getting expelled from school and also his family background.  I think his single mother struggled to managed 10 brothers and sisters and, from memory, I think Nicky left home at 16. I last saw him at Gay Pride in 1993 - after he’d come out - and he told me he’d rescinded many of his old views and he’d his life around changed completely.  Obviously that didn’t cancel out many of the bad things he’d done but, before he died, he certainly came to regret a lot of what he’d done.

7/ You recently published an excellent photobook (skinheads: 1979 - 1984), how did you choose the pictures that appear in the book?
The editing process was really just what I felt were the best photographs that I had - without there being too much repetition..

SKIN 1979 1984


8/ All your pictures are on the web? or you still have to make us discover treasures in the coming years ?
I never want all my photographs to be on the web because then why would anyone need to buy the books?  But I can assure anyone thinking of buying the book that all the best skinhead photographs I took are in there.  I took literally hundreds but they weren’t all very good.  I’d say there are only about 30% yet to be seen.

9/ Can you tell us some anecdotes about your photo reports ?
I would much rather my photographs speak for themselves.

10/ Have you kept connections with some skinheads 70-80’s ?
Not really, other than the occasional email.  Not until Facebook came along.  Facebook has allowed me to reconnect with quite a few of my old subjects and I’ve even met up with a few of them.  I met several at the Skinhead book launch and they all seemed rather charming.  Some have changed radically over the years, some hardly at all.

11/ Thank you for your answers, I leave you the last word ?
Thanks for your interest.

Posté par Lonesome Rider à 16:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


01 avril 2016

Interview de SABOTAGE STHLM ( Avril 2016 ):

Horrible Music for Horrible People - 1/ Salut, pouvez vous présenter le groupe ?

Sabotage - Salut, le groupe est moi (Robban, chant), Matte (batterie), Erik (guitare) et depuis quelques semaines Johan (basse). Nous avons commencé en 2013 et ont a réalisé un 7" et un 12" et prochainement une troisième sortie, un 7" intitulé " A Furore Normannorum Libera Nos, Domine!" et il sera publié sur Pretty Shitty Town comme nos autres productions. Nous résidons tous à Stockholm.

SABOTAGE STHLM 2016

Sabotage en 2016

2/ Comment vous êtes vous rencontrés ?

J'ai premièrement rencontré Erik et Matte (qui sont amis depuis l'enfance, tous les deux arrivant de Haninge dans la région du grand Stockholm) à divers concerts à Stockholm vers la fin des années 90. Ils jouaient dans le groupe hardcore Frontlash à l'époque, et je suis allé les voirs à quelques reprises. Plus tard, quand je me suis déplacé à Stockholm j'ai appris à mieux les connaitre et moi et Erik ont a décidé de monter un groupe ensemble, ce que nous avons fait en 2003 en formant Contemptuous, qui a rompu en 2006. Quand nous répétions pour un concert de retrouvailles au festival  PSK Erik m'a dit que lui et Matte avaient quelques vieilles chansons qu'ils voulaient ré-enregistrer en suédois, et le reste de l'histoire... Johan est un skinhead du sud ouest de la Suède qui a vécu quelques temps à Stockholm. Quand nous avons décidé de changer notre line-up pour devenir un quatuor, nous avions besoin d'un bassiste fiable donc nous l'avons contacté pour faire un essai. Les membres précédents sont Slebbe, un psychobilly aussi originaire de Haninge que moi et Erik connaissions depuis 2004, et Silvio (ancien Maraboots, maintenant dans le groupe Projekt 9) que j'ai connu en jouant avec Antipati en Italie et qui à plus tard déménagé en Suède.

3/ Pourquoi le nom Sabotage Sthlm et pourquoi l'avez vous choisi ?

C'est seulement Sabotage (le Sthlm (abbréviation pour Stockholm) est seulement pour nous séparer des autres artistes utilisant le même nom que nous), mais je suppose que dans la rétrospective, c'est un bon nom accrocheur avec un sens international. Matte avait suggéré "The Black Sabbath", il l'avait trouvé sur un album du même nom.

4/ Quelles sont vos influences musicales ?

Erik ecrit la plus part des chansons, et générallement il se réfère à la pop musique des années 80, The Templars et un peu de RAC des années 80.

J'écoute beaucoup de choses en lien avec les punks et les skinheads, je dirai sa de Johan aussi. Matte est dans le hardcore par habitude, et principalement dans le metal.

5/ Vous avez participé à la compilation " Chaos in Sweden ", vous en êtes satisfait ?

Oui je le suis, même si notre contribution à cette compilation a déja était publiée sur notre 7". Je fais moi-même un des deux gars derrière le premier # dans la série CIS, et je pense que c'est une bonne introduction au courant punk/Oi! en Suède, ainsi qu'un bel hommage aux classiques des enregistrements de Chaos Productions.

chaos

6/ Que pensez vous de la politique dans la Oi! ?

Je pense que la politique est présente dans toutes les musiques pertinentes, mais un groupe politisé n'a pas à avoir un programme politique. Je veux dire qu'il n'y aucun mal à écouter du Toy Dolls de temps en temps, mais la plupart de la scène punk et Oi! est et devrait être plus politique.

Généralement je pense que la politique est autant présente que la bière et le football. A la fin, la vie est quasiment centrée autour de la politique que vous le vouliez ou non.

7/ Quels sont vos projets et rêves ?

Personnellement, j'aimerai jouer plus de concerts, spécialement en Europe Continental. Et également continuer à écrire et réaliser de bonnes chansons.

8/ Que pensez vous de la scène Oi! / Punk en Suède ?

Elle est correct, c'est une scène assez libre où la plupart des personnes s'entendent même si ils sont en désaccord sur certaines choses.

9/ Avez vous des anecdotes à nous faire partager ?

Pas vraiment, nous n'avons pas assez voyagé :) , mais je reviendrai sur le sujet dans une ou deux années.

10/ Merci! , je vous laisse le mot de la fin !

Merci beaucoup pour l'interview ! Si vous n'avez jamais écouté Sabotage, et que vous avez accès à un nouveau truc appelé "spotify" notre premier 7" est disponible la bas, il s'appelle "Betraktelser Från Staketet". Au moins 7 titres sont disponibles sur youtube, tapez " sabotage oi " ou quelque chose comme sa et vous trouverez. En espérant pouvoir bientôt jouer en France. All the best !

 

Posté par Lonesome Rider à 15:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

20 mars 2016

Criminal Class " A touch of class "

Aidez Evil Records à savoir quelle est la meilleure pochette pour "A touch of class " de Criminal Class, perso je préfère la cover 1.

criminal class

Posté par Lonesome Rider à 18:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

Grade 2 - All I Know

Paroles:

" Play a 45 keep the record spinning all day long
the true sound keeps my blood pumping on
turn up to eleven to fuel my obsession
there's no flaw its like a fixation
I can't be stopped when I'm in the zone
'cause this is all that I've ever known

Around the world, you'll find our scene,
Strength through Oi!, it's curing me!

Travel far to witness the scene thrive
and when I'm up there I've never felt more alive
get off the island and catch a plane
Hamburg Paris maybe northern Spain
the music we love we're travelling miles
It's times like this that make it worth while "

Posté par Lonesome Rider à 18:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

19 septembre 2015

Marching On fanzine #2 :

Le numéro 2 du fanzine ( Punk, Oi!, Skinhead ) Marching On est maintenant disponible ( deux mois après le premier ). Le fanzine est principalement en Suédois mais on peut aussi y retrouver des interviews en anglais.

marching one

Posté par Lonesome Rider à 11:13 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :


17 septembre 2015

Sir Psyko & His Monsters

SPAHM

Posté par Lonesome Rider à 17:33 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

16 septembre 2015

Interview de CARL JAHIER ( SEPTEMBRE 2015 ) :

Merci à Carl d'avoir répondu aux questions ! et bonne lecture à tous !

1/ Salut, peux tu te présenter ?

Bonjour, je suis Carl, chanteur de Komintern Sect. J'ai 51 ans.

2/ Comment Komintern Sect s'est il formé ?

Komintern Sect s'est formé comme tous les groupes. Nous nous croisions dans les cafés ou au lycée et nous nous étions repérés à cause de nos looks. Puis, je ne sais plus lequel a lancé l'idée de monter un groupe... Nous étions des gamins de 17, 18 ans...

carl jahier 2014

Carl en 2014 ( credit photo: Manu Bezely )

3/ Quelle est la chanson que tu préfères chanter ?

Whaooo c'est une question difficile ! Dans les anciennes c'est peut-être « toujours le premier » car cette chanson continue toujours à m'émouvoir quand je pense aux copains que ne sont plus là. Dans les nouvelles chansons, j'aime beaucoup « D'une même voix » qui dit que nous sommes fiers et heureux que la Oi ! continue à se faire entendre et ne meurt pas. 

4/ Depuis quand es tu dans la Oi! ?

Depuis 1983, je crois. Peut-être même 82...

5/ Tu as joué dans d'autres groupes que Komintern Sect ?

Après Komintern, j'ai joué avec des potes dans d'autres groupes. J'ai continué à chanter, j'ai joué de la basse (mal) et même du clavier (encore pire) !

6/ Trouves tu qu'il y est une grande différence entre la Oi! des années 80 et celle d'aujourd'hui ?

Je ne trouve pas qu'il y ait une très grande différence. Je pense qu'il n'y a pas eu de rupture donc les choses ont continué. Les groupes maintenant sont certainement meilleurs techniquement et il y a pas mal de vieux qui continuent. La différence est peut-être dans le fait que politiquement parlant les choses sont plus claires. Je crois que les gens ont enfin compris qu'il y a une différence entre skinheads et boneheads. Les années 80 ont été très marqué par toutes les dérives politiques. L'esprit de 69 étaient bien loin.

7/ Tu as récemment joué avec Komintern Sect a Bogota, quelle a été la réaction du public Colombien ?

Une réaction incroyable et des moments extraordinaires. Comment aurions pu croire à 20 ans que nous irions un jour jouer à l'autre bout du monde et que les mecs et les nanas présents chanteraient nos chansons. Je crois que je n'ai jamais fait autant de photos de toute ma vie. Nous avons eu un accueil formidable et nous avons rencontré plein de potes. La Colombie reste un pays difficile mais peuplé de gens formidables. Nous avons pu voir une fois encore que le lien entre skinheads était une réalité quelque soit notre continent et notre vie.

8/ Que penses tu de la politique dans le mouvement skinhead ?

Je crois avoir répondu précédemment. La politique a gangréné notre mouvement pendant des années. Je n'ai rien à voir avec les extrêmistes quels qu'ils soient. Je pense que notre mouvement vient de la classe ouvrière et je suis bien triste de voir que la crise frappe de pleine face ceux qui n'ont déjà pas grand chose. Je suis encore plus attristé quand je vois que certains se laissent encore berné par de vielles théories. Nous n'avons jamais rien obtenu des politiques. Je n'ai jamais voté. J'aime la France car c'est le pays où je vis. J'ai des amis partout à travers le monde et je ne me sens pas supérieur aux autres. Je pense que l'on peut aimer son pays sans détester les autres. J'ai 3 enfants et j'essaye de les élever dans ce sens là. Notre mouvement doit se prémunir contre tous les extrêmes et nous devons montrer que nous sommes intelligents. La politique, c'est notre quotidien. Quand je pense qu'Angelic Upstarts chantait 2 million voices il ya 30 ans et que maintenant, il y a en France plus de 5,5 millions de chômeurs !

carl

Carl dans les années 80

9/ La Souris Déglinguée a été accusé de proximité avec l'extrême droite après son concert avec In Memoriam, tu en penses quoi ?

Je pense qu'ils se sont fait avoir et n'ont pas été assez vigilants sur ce coup là. Je connais  Tai Luc et Cambouis depuis près de 30 ans et je sais qu'ils n'ont rien à voir avec l'extrême droite.

10/ Quels sont les 5 derniers albums que tu as écouté ?

J'écoute plein de trucs excellents tous les jours. Je n'écoute pas spécialement d'albums car j'écoute beaucoup de musique via FB ou YT. J'ai écouté le dernier Harrigton Saints avec de très bon morceaux. Le Lazy Class à l'air vraiment bien aussi. Aujourd'hui j'ai écouté aussi Crown Court, Hooligan. Je suis un grand fan de Lion's Law. J'écoute essentiellement de la Oi ! Et du ska. J'aime beaucoup Grade 2 et Legion 76... Il y a tellement de bonnes choses que c'est un peu difficile de citer tout le monde. En plus, il y a plein de copains...

11/ Tu as déja essayé de jouer du psychobilly ?

Non, jamais... même si j'en ai aussi écouté et que je vais vu avec plaisir King Kurt à Londres l'an dernier lors de la Convention de tatouages.

12/ Peux tu nous parler de votre prochain album ?

Pas un prochain album mais plus certainement un 4 titres. J'espère qu'il va plaire. Nous allons enregistrer fin septembre. Je suis assez content car je crois que nous avons réussi à faire le lien entre les années 80 et maintenant... Vous aurez ça avant la fin de l'année. J'espère que vous ne serez pas déçu. On a déjà un titre que nous avons enregistré live en studio à Bogota. Il s'appelle « nous marchons dans la rue » et on peut l'écouter sur YT ou le trouver sur notre page FB.

Merci, je te laisse le mot de la fin !

C'est moi qui te remercie pour cette interview. Comme mot de la fin, je te dirais que nous sommes super contents de jouer et que j'espère que nous allons faire encore beaucoup de concerts. Je voudrai terminer avec les paroles d'une de nos nouvelles chansons :

« D'une même voix et dans nos pas

La voix de la Oi! ne s'éteint pas

D'une même voix et dans nos pas

Ceux qui la portent sont encore là »...

Posté par Lonesome Rider à 21:33 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :

13 septembre 2015

This is England '90 ce soir !!!

Ce soir, sur Channel 4 à 21h le premier episode de " THIS IS ENGLAND '90 " !

tie;;

 

tie

 

tie 90

 

tie;

Une petite vidéo sympa pour ce détendre avant ce soir !

Posté par Lonesome Rider à 09:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

12 septembre 2015

DEMENTED ARE GO - Vampires/Out of Control

DAG

Posté par Lonesome Rider à 15:39 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

11 septembre 2015

Dessin du jour #7 :

psycho

Posté par Lonesome Rider à 13:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :