02 avril 2016

Interview FR/UK de DEREK RIDGERS ( Avril 2016 ):

Interview in French

Derek Ridgers est surement l'un des meilleurs photographes sur l'angleterre des années 70-80. Ses clichés plus authentiques que la réalité nous font découvrir et parfois même nous transportent dans cette angleterre qui a vu naitre des mouvements qui existent encore aujourd'hui comme les skinheads, les rockers, les mods... J'ai demandé à Derek Ridgers de répondre à quelques questions les voici:

Horrible Music for Horrible People - 1/ Comment as tu commencé la photographie ?

Derek Ridgers - Pour commencer, j'étais juste un fan de musique avec un appareil photo emprunté. Je voulais simplement être un peu plus proche des groupes que j'aimais. Donc, j'ai commencé à prendre un appareil photo dans les concerts, en prétendant être un photographe et en forçant mon chemin vers l'avant. Mais quand les punks sont arrivés vers la fin de l'année 1976 le public est soudainement devenu plus photogénique que les groupes. Et donc, j'ai commencé avec les punks, j'ai développé une sorte de compulsion à enregister certaines des fantastiques exubérantes et colorées jeunes personnes que je voyais, dans les boites de nuits et, plus tard, dans la rue.

derek ridgers by david johnson

Derek Ridgers fin 2015 (crédit photo: D.Johnson)

2/ Tu as photographié beaucoup de subculture, laquelle t'as le plus intéressé ?

Je pense quelles sont toutes intéréssantes mais je m'identifiais avec les skinheads d'une manière que je ne peux pas vraiment m'identifié avec les autres - bien qu'elles est toutes des similitudes. Mes vues sociales et politiques étaient très différentes de celles des skinheads. Je les ai rencontré et photographié à ce moment la. 95% étaient très sympathique, une fois qu'ils commençaient à me connaître un peu.

3/ Peux tu nous raconter un jour avec les skinheads dans les années 80.

Les seules jours entiers que j'ai passé avec les skinheads étaient quand ils avaient des excursions au bord de la mer pendant les jours fériés. Cela signifiait se réunir très tot soit pour un train ou une voiture, et voyager tous ensemble. Après quoi, ils marchaient tous ensemble dans la ville pour essayer de trouver un pub décent, et ils passaient la majeure partie du milieu de la journée à boire (il était un temps où les pubs fermés encore l'après-midi). Après quoi, avec un peu de courage hollandais, ils se divisaient en petits groupes et marchaient autour de la ville tout en étant surveillé par la police. Habituellement, il y avait d'autres groupes de jeunes autour - comme les mods ou les rockers - et bien qu'il y avait un peu d'intimidation et de courses, il y avait très rarement de gros combats. Inévitablement, il y avait certains mauvais comportements qui entrainaient des arrestations mais à la fin la police s'ennuyait à simplement nous suivre. Après quoi, ils étaient "escortés" en cortège vers leurs voitures ou leurs trains pour le retour à la maison.

4/ As tu photographié Ian Stuart ? Si oui, peux tu nous en dire plus sur lui ?

Aussi loin que je me souviens, je n'ai jamais photographié Ian Stuart.

5/ Tu as des projets à venir ?

Mon prochain livre est sur les punks de Londres en 1977.

6/ Tu as photographié Nicky Crane, peux tu nous en dire plus sur lui ?

J'ai très bien connu Nicky dans les années 1978 à 1982, après je ne le voyais plus souvent. Bien sur durant une partie de cette époque il était en prison. Quand il était sobre et sur une base un à un, il parlait calmement et c'était un bon gars. Il m'a souvent sauvé lors de bagarre et je lui suis très reconnaissant à ce jour pour certaines de ses interventions de 11ème heures. Mais il a eu ses problèmes, et à ce moment la, je pense qu'il aurait admis avec facilité être un peu un voyou. Je l'ai interviewé pour le spectacle que j'avais en 1980 (je pense que je dois encore avoir la bande quelque part). Il m'a raconté les problèmes qu'il avait, expulsé de l'école et aussi ses antécedents familiaux. Je pense que sa mère a lutté seule pour gérer 10 frères et soeurs et, de mémoire, je crois que Nicky a quitté la maison à 16 ans. Je l'ai vu à la dernière gay pride en 1993 - Après être sorti - et il m'a dit qu'il avait arrêté de voir beaucoup de ses anciennes vues et que sa vie avait complètement changé. De toute évidence, cela n'a pas annulé un grand nombes des mauvaises choses qu'il avait fait, mais, avant sa mort, il a certainement était amené à regretter beaucoup de choses qu'il avait fait.

NICKY CRANE

Photo de Nicky Crane par Derek Ridgers

7/ Tu as récemment publié un excellent photobook (skinheads: 1979 - 1984 ), comment as tu choisis les photos qui y apparaissent ?

Le processus d'éditon était très simple, j'ai choisis les meilleures photographies - sans quelles soient trop répétitives.

8/ Toutes tes photos sont sont sur le web ? ou tu as encore des trésors à nous faire découvrir ?

Je ne veux pas que toutes mes photographies soient sur le web car sinon pourquoi les gens auraient besoin d'acheter le livre ? Mais je peux assurer à tous ceux qui envisagent d'acheter le livre que toutes mes meilleures photos sur les skinheads sont dedans. J'ai pris littéralement des centaines de photographies, mais elles n'étaient pas toutes très bonnes. Je dirai qu'il y a encore environ 30% à voir.

9/ Peux tu nous raconter quelques anecdotes sur tes reportages photos ?

Je préfère laisser parler mes photographies d'elles mêmes.

10/ Tu as gardé des contacts avec certains skinheads des années 70 - 80 ?

Pas vraiment, seulement quelques email occasionnel. En tout cas, pas jusqu'à l'arrivée de Facebook. Facebook m'a permis de me reconnecter avec un bon nombre de mes vieux sujets et j'en ai même rencontré quelques uns.

11/ Merci pour tes réponses, je te laisse le mot de la fin !

Merci pour ton intéret.

Interview in English

Horrible Music for Horrible People - 1/ How did you start photography ?
Derek Ridgers - To begin with, I was just a music fan with a borrowed camera.  I just wanted to get a bit closer to some of the bands I loved.  So I started taking the camera along to gigs, pretending to be a photographer and forcing my way to the front.  But when punk came along at the end of ’76 the audience suddenly became more photogenic than the bands.  And so, starting with the punks, I developed something of a compulsion to record some of the fantastically exuberant and colourful young people I saw, both in nightclubs and, later on, on the street.

2/ You photographed many subculture, which interested you the most?
I think they were all interesting but I identified with the skinheads in a way that I didn’t really identify with any of the others - although there are similarities in them all. My social and political views were very different to those of skinheads I met and photographed at that time but, as people, they didn’t seem very different to me when I was growing up, feeling a bit different but not knowing exactly why. 95% were perfectly friendly, once they’d got to know me a little.

3/ Can you tell us a day with the skinheads in the 80s ?
The only whole days I ever spent with the skinheads was when they were having an excursion to the seaside during a Bank Holiday.  That would mean meeting up very early for either a train or a coach and all travelling there together.  After which they’d we’d all walk around the town together until they found a decent pub, or a decent few pubs if there was a lot of them, and spend most of the middle of the day drinking (it was at a time when pubs still closed in the afternoon).  After which, with a bit of dutch courage, they would usually split up into smaller groups and walk around the town, all the while being monitored by the police.  Usually there would be some other youth groups around - like mods or rockers/bikers - and although there might be a bit of posturing and running around, there were very rarely any big fights.  Inevitably there would be some sort of bad behaviour and there would be a few arrests and eventually the police would get bored with simply following us all around.  After which they would “escort” the groups back onto their coaches or trains for the ride home.

Carnaby Street, Soho May 1979

" Carnaby Street, Soho May 1979 " (crédit photo: Derek Ridgers)

4/ Have you photographed Ian Stuart ? If so, can you tell us more ?
As far as I know, I have never photographed Ian Stuart.
5/ Do you have any upcoming projects ?
My next book is a book about punk in London in 1977.

6/ You photographed Nicky Crane, can you tell us more about him ?
I knew Nicky quite well in the years 1978 to about 1982 after which I didn’t see him that often.  Of course, during some of that time he was in prison.  When he was sober and on a one to one basis he was quietly spoken and quite a nice guy.  He saved me from getting beaten up a couple of times and I am very grateful to this day for some of his 11th hour interventions. But he did have his problems and, at that time, I think he would have happily admitted to being a bit of a thug. I interviewed him for the show I had in 1980 (and I think I still have the tape somewhere).  He told me about the problems he had, getting expelled from school and also his family background.  I think his single mother struggled to managed 10 brothers and sisters and, from memory, I think Nicky left home at 16. I last saw him at Gay Pride in 1993 - after he’d come out - and he told me he’d rescinded many of his old views and he’d his life around changed completely.  Obviously that didn’t cancel out many of the bad things he’d done but, before he died, he certainly came to regret a lot of what he’d done.

7/ You recently published an excellent photobook (skinheads: 1979 - 1984), how did you choose the pictures that appear in the book?
The editing process was really just what I felt were the best photographs that I had - without there being too much repetition..

SKIN 1979 1984


8/ All your pictures are on the web? or you still have to make us discover treasures in the coming years ?
I never want all my photographs to be on the web because then why would anyone need to buy the books?  But I can assure anyone thinking of buying the book that all the best skinhead photographs I took are in there.  I took literally hundreds but they weren’t all very good.  I’d say there are only about 30% yet to be seen.

9/ Can you tell us some anecdotes about your photo reports ?
I would much rather my photographs speak for themselves.

10/ Have you kept connections with some skinheads 70-80’s ?
Not really, other than the occasional email.  Not until Facebook came along.  Facebook has allowed me to reconnect with quite a few of my old subjects and I’ve even met up with a few of them.  I met several at the Skinhead book launch and they all seemed rather charming.  Some have changed radically over the years, some hardly at all.

11/ Thank you for your answers, I leave you the last word ?
Thanks for your interest.

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01 avril 2016

Interview de SABOTAGE STHLM ( Avril 2016 ):

Horrible Music for Horrible People - 1/ Salut, pouvez vous présenter le groupe ?

Sabotage - Salut, le groupe est moi (Robban, chant), Matte (batterie), Erik (guitare) et depuis quelques semaines Johan (basse). Nous avons commencé en 2013 et ont a réalisé un 7" et un 12" et prochainement une troisième sortie, un 7" intitulé " A Furore Normannorum Libera Nos, Domine!" et il sera publié sur Pretty Shitty Town comme nos autres productions. Nous résidons tous à Stockholm.

SABOTAGE STHLM 2016

Sabotage en 2016

2/ Comment vous êtes vous rencontrés ?

J'ai premièrement rencontré Erik et Matte (qui sont amis depuis l'enfance, tous les deux arrivant de Haninge dans la région du grand Stockholm) à divers concerts à Stockholm vers la fin des années 90. Ils jouaient dans le groupe hardcore Frontlash à l'époque, et je suis allé les voirs à quelques reprises. Plus tard, quand je me suis déplacé à Stockholm j'ai appris à mieux les connaitre et moi et Erik ont a décidé de monter un groupe ensemble, ce que nous avons fait en 2003 en formant Contemptuous, qui a rompu en 2006. Quand nous répétions pour un concert de retrouvailles au festival  PSK Erik m'a dit que lui et Matte avaient quelques vieilles chansons qu'ils voulaient ré-enregistrer en suédois, et le reste de l'histoire... Johan est un skinhead du sud ouest de la Suède qui a vécu quelques temps à Stockholm. Quand nous avons décidé de changer notre line-up pour devenir un quatuor, nous avions besoin d'un bassiste fiable donc nous l'avons contacté pour faire un essai. Les membres précédents sont Slebbe, un psychobilly aussi originaire de Haninge que moi et Erik connaissions depuis 2004, et Silvio (ancien Maraboots, maintenant dans le groupe Projekt 9) que j'ai connu en jouant avec Antipati en Italie et qui à plus tard déménagé en Suède.

3/ Pourquoi le nom Sabotage Sthlm et pourquoi l'avez vous choisi ?

C'est seulement Sabotage (le Sthlm (abbréviation pour Stockholm) est seulement pour nous séparer des autres artistes utilisant le même nom que nous), mais je suppose que dans la rétrospective, c'est un bon nom accrocheur avec un sens international. Matte avait suggéré "The Black Sabbath", il l'avait trouvé sur un album du même nom.

4/ Quelles sont vos influences musicales ?

Erik ecrit la plus part des chansons, et générallement il se réfère à la pop musique des années 80, The Templars et un peu de RAC des années 80.

J'écoute beaucoup de choses en lien avec les punks et les skinheads, je dirai sa de Johan aussi. Matte est dans le hardcore par habitude, et principalement dans le metal.

5/ Vous avez participé à la compilation " Chaos in Sweden ", vous en êtes satisfait ?

Oui je le suis, même si notre contribution à cette compilation a déja était publiée sur notre 7". Je fais moi-même un des deux gars derrière le premier # dans la série CIS, et je pense que c'est une bonne introduction au courant punk/Oi! en Suède, ainsi qu'un bel hommage aux classiques des enregistrements de Chaos Productions.

chaos

6/ Que pensez vous de la politique dans la Oi! ?

Je pense que la politique est présente dans toutes les musiques pertinentes, mais un groupe politisé n'a pas à avoir un programme politique. Je veux dire qu'il n'y aucun mal à écouter du Toy Dolls de temps en temps, mais la plupart de la scène punk et Oi! est et devrait être plus politique.

Généralement je pense que la politique est autant présente que la bière et le football. A la fin, la vie est quasiment centrée autour de la politique que vous le vouliez ou non.

7/ Quels sont vos projets et rêves ?

Personnellement, j'aimerai jouer plus de concerts, spécialement en Europe Continental. Et également continuer à écrire et réaliser de bonnes chansons.

8/ Que pensez vous de la scène Oi! / Punk en Suède ?

Elle est correct, c'est une scène assez libre où la plupart des personnes s'entendent même si ils sont en désaccord sur certaines choses.

9/ Avez vous des anecdotes à nous faire partager ?

Pas vraiment, nous n'avons pas assez voyagé :) , mais je reviendrai sur le sujet dans une ou deux années.

10/ Merci! , je vous laisse le mot de la fin !

Merci beaucoup pour l'interview ! Si vous n'avez jamais écouté Sabotage, et que vous avez accès à un nouveau truc appelé "spotify" notre premier 7" est disponible la bas, il s'appelle "Betraktelser Från Staketet". Au moins 7 titres sont disponibles sur youtube, tapez " sabotage oi " ou quelque chose comme sa et vous trouverez. En espérant pouvoir bientôt jouer en France. All the best !

 

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16 septembre 2015

Interview de CARL JAHIER ( SEPTEMBRE 2015 ) :

Merci à Carl d'avoir répondu aux questions ! et bonne lecture à tous !

1/ Salut, peux tu te présenter ?

Bonjour, je suis Carl, chanteur de Komintern Sect. J'ai 51 ans.

2/ Comment Komintern Sect s'est il formé ?

Komintern Sect s'est formé comme tous les groupes. Nous nous croisions dans les cafés ou au lycée et nous nous étions repérés à cause de nos looks. Puis, je ne sais plus lequel a lancé l'idée de monter un groupe... Nous étions des gamins de 17, 18 ans...

carl jahier 2014

Carl en 2014 ( credit photo: Manu Bezely )

3/ Quelle est la chanson que tu préfères chanter ?

Whaooo c'est une question difficile ! Dans les anciennes c'est peut-être « toujours le premier » car cette chanson continue toujours à m'émouvoir quand je pense aux copains que ne sont plus là. Dans les nouvelles chansons, j'aime beaucoup « D'une même voix » qui dit que nous sommes fiers et heureux que la Oi ! continue à se faire entendre et ne meurt pas. 

4/ Depuis quand es tu dans la Oi! ?

Depuis 1983, je crois. Peut-être même 82...

5/ Tu as joué dans d'autres groupes que Komintern Sect ?

Après Komintern, j'ai joué avec des potes dans d'autres groupes. J'ai continué à chanter, j'ai joué de la basse (mal) et même du clavier (encore pire) !

6/ Trouves tu qu'il y est une grande différence entre la Oi! des années 80 et celle d'aujourd'hui ?

Je ne trouve pas qu'il y ait une très grande différence. Je pense qu'il n'y a pas eu de rupture donc les choses ont continué. Les groupes maintenant sont certainement meilleurs techniquement et il y a pas mal de vieux qui continuent. La différence est peut-être dans le fait que politiquement parlant les choses sont plus claires. Je crois que les gens ont enfin compris qu'il y a une différence entre skinheads et boneheads. Les années 80 ont été très marqué par toutes les dérives politiques. L'esprit de 69 étaient bien loin.

7/ Tu as récemment joué avec Komintern Sect a Bogota, quelle a été la réaction du public Colombien ?

Une réaction incroyable et des moments extraordinaires. Comment aurions pu croire à 20 ans que nous irions un jour jouer à l'autre bout du monde et que les mecs et les nanas présents chanteraient nos chansons. Je crois que je n'ai jamais fait autant de photos de toute ma vie. Nous avons eu un accueil formidable et nous avons rencontré plein de potes. La Colombie reste un pays difficile mais peuplé de gens formidables. Nous avons pu voir une fois encore que le lien entre skinheads était une réalité quelque soit notre continent et notre vie.

8/ Que penses tu de la politique dans le mouvement skinhead ?

Je crois avoir répondu précédemment. La politique a gangréné notre mouvement pendant des années. Je n'ai rien à voir avec les extrêmistes quels qu'ils soient. Je pense que notre mouvement vient de la classe ouvrière et je suis bien triste de voir que la crise frappe de pleine face ceux qui n'ont déjà pas grand chose. Je suis encore plus attristé quand je vois que certains se laissent encore berné par de vielles théories. Nous n'avons jamais rien obtenu des politiques. Je n'ai jamais voté. J'aime la France car c'est le pays où je vis. J'ai des amis partout à travers le monde et je ne me sens pas supérieur aux autres. Je pense que l'on peut aimer son pays sans détester les autres. J'ai 3 enfants et j'essaye de les élever dans ce sens là. Notre mouvement doit se prémunir contre tous les extrêmes et nous devons montrer que nous sommes intelligents. La politique, c'est notre quotidien. Quand je pense qu'Angelic Upstarts chantait 2 million voices il ya 30 ans et que maintenant, il y a en France plus de 5,5 millions de chômeurs !

carl

Carl dans les années 80

9/ La Souris Déglinguée a été accusé de proximité avec l'extrême droite après son concert avec In Memoriam, tu en penses quoi ?

Je pense qu'ils se sont fait avoir et n'ont pas été assez vigilants sur ce coup là. Je connais  Tai Luc et Cambouis depuis près de 30 ans et je sais qu'ils n'ont rien à voir avec l'extrême droite.

10/ Quels sont les 5 derniers albums que tu as écouté ?

J'écoute plein de trucs excellents tous les jours. Je n'écoute pas spécialement d'albums car j'écoute beaucoup de musique via FB ou YT. J'ai écouté le dernier Harrigton Saints avec de très bon morceaux. Le Lazy Class à l'air vraiment bien aussi. Aujourd'hui j'ai écouté aussi Crown Court, Hooligan. Je suis un grand fan de Lion's Law. J'écoute essentiellement de la Oi ! Et du ska. J'aime beaucoup Grade 2 et Legion 76... Il y a tellement de bonnes choses que c'est un peu difficile de citer tout le monde. En plus, il y a plein de copains...

11/ Tu as déja essayé de jouer du psychobilly ?

Non, jamais... même si j'en ai aussi écouté et que je vais vu avec plaisir King Kurt à Londres l'an dernier lors de la Convention de tatouages.

12/ Peux tu nous parler de votre prochain album ?

Pas un prochain album mais plus certainement un 4 titres. J'espère qu'il va plaire. Nous allons enregistrer fin septembre. Je suis assez content car je crois que nous avons réussi à faire le lien entre les années 80 et maintenant... Vous aurez ça avant la fin de l'année. J'espère que vous ne serez pas déçu. On a déjà un titre que nous avons enregistré live en studio à Bogota. Il s'appelle « nous marchons dans la rue » et on peut l'écouter sur YT ou le trouver sur notre page FB.

Merci, je te laisse le mot de la fin !

C'est moi qui te remercie pour cette interview. Comme mot de la fin, je te dirais que nous sommes super contents de jouer et que j'espère que nous allons faire encore beaucoup de concerts. Je voudrai terminer avec les paroles d'une de nos nouvelles chansons :

« D'une même voix et dans nos pas

La voix de la Oi! ne s'éteint pas

D'une même voix et dans nos pas

Ceux qui la portent sont encore là »...

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04 septembre 2015

Interview de GAYBEUL ( Septembre 2015 ) :

Gaybeul est surement l'un des meilleurs batteurs de la planète Psycho,  son " palmares " est la pour le confirmer avec Demented are go, Astro-Zombies, Guitar Slingers et d'autres ( à lire dans l'interview ), Bonne Lecture !

H.M.4.H.P - 1/ Salut, peux tu te présenter ?

Gaybeul - Salut, je suis Gaybeul, actuel batteur de Demented are go, Demented scumcats, Guitar slingers et Lucianos. J'habite Dijon, je suis marié et j'ai 4 enfants.

gaybeul

2/ Peux tu nous faire un historique des groupes avec lequels tu as joué ?

J'ai commencé à jouer du rockabilly dans 2 groupes Flatzbuckets et lone star trio, puis une longue période avec Astro-zombies. J'ai également joué pendant 2 ans avec PP Fenech et son projet solo the 10th key screamers ou j'ai enregistré des parties de batterie sur 2 albums. Puis Surf Rats et Guitar Slingers. J'ai eut d'autres projets punk surf rock avec Sextoys et Pussy shavers. D'autres rockabilly avec Rhumba kings et Boppin Gleasers. Je suis maintenant depuis près de 2 ans et demi avec DAG. Je viens d'enregistrer un album power surf avec Lucianos. On espère trouver un label pas tard.

 

3/ Comment t'es tu retrouvé batteur des Demented Are Go ?

Mark Robertson (premier batteur de Meteors) m'a envoyé un message pour me dire que DAG cherchait un batteur. Ca m'a super interessé, je l'ai ai apellé, je suis monté à Essen pour une audition avec 50 morceaux appris. Le premier jour ne s'est pas très bien passé, j'ai joué les morceaux avec mon style et ce n'était pas ce qu'il fallait pour le groupe. Le soir, entretien dans un bar, fini à 4 heures du mat avec Spark dégoulinant de Tequila. J'avais donc réussi l'entretien, et le lendemain j'ai adapté mon jeu pour garder l'identité du groupe. Ils m'ont rappellé 10 jours après pour essayer sur une tournée, ça leur a plu.

 

4/ Les performances du groupe sur scène sont exceptionelles avec tous ce maquillage et les accessoires... Peux tu nous en parler vu de l'interieur ?

Oui, le truc du maquillage, j'ai du m'y faire et j'étais très nul au départ, d'ailleurs Spark s'occupait de moi. J'aime bien, non seulement le côté zombie fonctionne parfaitement avec le groupe et les paroles, et de plus ça nous lie sur scène, un peu comme Klingonz qui s'habillent en clown ou les peacoks tout en noir. Mais bon, ce qui fait le niveau du groupe c'est les performances de Spark, son physique et sa présence sur scène.

 

5/ Tu es aussi le batteur de Guitar Slingers, peux tu nous parler de votre dernier album ?

J'ai joué depuis le début avec guitar slingers et j'ai du stopper 2 ans pendant la mise en place de DAG et toutes les dates. Je n'ai pas joué sur tous les morceaux du dernier album, l'idée de départ du groupe est d'avoir des invités comme J Zuidhof des batmobile. Doyley m'a envoyé les morceaux et je les ai enregistré chez moi. On va bosser le prochain album différament, je vais monter une semaine à Londres, début prévu en octobre avant une date en Finlande.

 

6/ Il y a une grande différence entre Guitar Slingers et Demented Are Go ?

Oui, chaque groupe a sa propre identité, même un seul élément changé et le son sera différent. Les vitesses de morceau sont différents, la construction des morceaux, la personnalité de chaque musiciens, juste le rythme stompy reste le même.

gaybeul avec dag

Gaybeul ( à gauche ) avec les Demented Are Go

7/ Pourquoi ne pas former un groupe où tu serais au chant ?

ha ha ha, no way, pas possible, je n'ai pas une belle voix, déja juste pour les backings, le poids d'un groupe tiens sur le chant, même en bossant 20 heures par jour, ça n'y changerait rien.

 

8/ Tu dois souvent voyager avec les differentes formations, peux tu nous dire si il y a des différences entre le public psycho français, allemand, anglais, américain... ?

Oui, je rencontre beaucoup de gens, et tous les gens sont les mêmes, il n'y a pas de frontière pour moi, je déteste les idées de nationalisme, j'adore mon pays, mais j'appartiens à la tribu psycho d'ou qu'ils viennent. Certains sont plus réservés, d'autre splus dingues. Le public est plus jeune aux US. Moyenne d'age de 40 piges en Europe et 30 aux states.

 

9/ Quels sont tes groupes préférés ?

En fait je n'écoute pas énormément de musique, je préfère voir les groupes en live et j'en aime pleins. Mad sin, Batmo, King Kurt, Shack Shakers, Rancid, Nofx, Moonshine Stalkers, Meteors, Sonics, Man or Astroman, Eddie Cochran, The Clash, tellement de groupes.

 

10/ Les 5 films que tu conseilles ?

Je suis un gros fan de SF, Edge of tomorrow, Interstellar, 2001 l'odysée de l'espace, cloud atlas, la planète des singes ...

 

11/ Une question que tu aurais aimé que je te pose ( avec la réponse bien sur ) ?

Quel conseil donnerais tu à quelqu'un qui commence la musique ?

J'ai beaucoup appris avec DAG et je conseil à tous les batteurs, règle qui s'applique également pour les autres musiciens est de jouer le plus simplement possible et de savoir bien gérer son son. Un des meilleurs batteurs à mes yeux est nick knox des cramps avec un jeu tès primitif, idéal en psychobilly.

 

12/ Aurais tu une ( ou des ) anecdote(s) à nous faire partager ?

le tour de la malédiction avec Astro zombies avec Thomas et Bobby. 1ere date annulée 2 jours avant de partir, 2ème date, on loupe le bateau et on dort sur le port dans le camion, enfin Copenhague avec pas bcp de monde vu qu'un autre concert de rockabilly a lieu a500 m de la salle, un groupe mythique, ensuite goteborg ou un mec se balance du 2ème étage, concert stoppé au milieu et tout le monde évacué. Après Oslo ou la date devait être annulée et on ne l'a pas su, on a joué quand même, bien marrant. Puis Berlin ou on s'est habillé en femme, j'étais la plus belle et complètement bourré; très chouette. Et enfin Guanabatz à Hambourg, bon concert avec une bonne gueule de bois. C'était particulier mais on a survécu, ha ha ha. J'espère ne pas avoir mélanger les dates, ça fait un bout de temps...

 

13/ Merci ! , je te laisse le mot de la fin !

Merci Rudy pour cette interview, bien sympa, 2 ème en 30 ans de musique, ça me va, on se voit bientôt sur la route and stay sick !!!!!

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28 août 2015

Interview de Dr LOOMIS & THE FREAKIES ( AOUT 2015 )

Leur premier album est sortit cette année !!! Qui dit nouvel album, dit interview (surtout pour le premier)  ;) . Bonne lecture !

Horrible Music for Horrible People - 1/ Salut, pouvez vous nous présenter le groupe ?

Dr Loomis & the Freakies - Salut ! Nous sommes Dr Loomis and the Freakies, nous venons de Reims. C'est Max, le contrebassiste, qui est à l'origine du groupe, aux alentours de 2008. C'est d'ailleurs le seul membre qui subsiste de cette période. À l'époque, Max jouait de la basse dans un groupe de Street Punk (Contingent Anonyme) et commençait à avoir envie de toucher à d'autres styles, davantage tournés vers le Rock'n Roll, le Psychobilly, la Surf, la musique Western, dans une ambiance un peu glauque de films d'horreur (de série B voir de série Z!), de comics... bref, envie de prendre un peu de liberté là où le style qu'il pratiquait n'en permettait que trop peu. Autour de Max, la formation a beaucoup évolué : batteurs, guitaristes, chanteurs et chanteuses, sont passés parfois pour une répète, quelque fois pour plus longtemps...

2/ Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Comme pour beaucoup de groupes, il a fallu un peu de temps pour que le line-up se stabilise. Dr Loomis and the Freakies est composé depuis 2010 de trois membres qui tiennent à s'enfermer en salle de répète ou à s'exp(l)oser sur scène aussi souvent que possible autour d'une bonne dose de décibels et quelques bières. Musicalement, Reims est une petite ville, avec une scène Rock au sens large assez limitée. Quand on commence à parler de styles un peu old school, agressifs, déconnants, on se retrouve avec une poignée de gugusses qui se connaissent tous plus ou moins. La formation s'est donc construite autour de Max Loomis, qui après des premiers temps à la basse s'est attaqué à la contrebasse. La batterie est tenue par Romain Loomis, qui a officié dans divers groupes rémois (Envers et contre tous). À la guitare, Loïc Loomis, qui a joué dans pas mal de formations à base de Punk Rock et assimilés. Les braillements et autres borborygmes se partagent entre Max et Loïc. C'est autour de ces trois-là que les choses ont commencé à se dessiner plus précisément : le style s'est davantage tourné vers le Psychobilly pour les inspirations tant de textes que de musiques, avec des influences qui passent par The Meteors, Demented are Go, Nekromantix, Mad Sin, ou encore Reverend Horton Heat, Coffin Nails, The Brains, et tant d'autres. Mais nos expériences passées ont forcément laissé des influences profondes dans notre façon d'aborder les choses : on a gardé un côté outrancier et un peu brut dans le son qui nous garde près du Punk. Comme on n'est pas très branché « étiquettes » on s'en fout, mais pour certains puristes du Psychobilly on est trop punk, pour les punks on n'est pas de la partie vu qu'on a une contrebasse, et je ne parle même pas de ce qu'en pense ceux qui écoutent du Rockab' ! Disons qu'on fait du Fuck-you-billy !

dr loomis & the freakies concert

3/ Des projets à venir pour le groupe ?

Toujours plein de projets ! On a commencé l'enregistrement de quatre titres au mois de juillet afin de sortir un 45tours d'ici la fin de l'année ou le début 2015. La batterie et la contro sont dans la boîte, il ne manque plus qu'à ce que le guitariste (qui sert aussi d'ingé son à deux sous) trouve un peu de temps pour finir le boulot. L'inoxydable Paskal Millet, leader charismatique des défunts Monster Klub, dessinateur de grand talent, et surtout fidèle pote, est sur le coup pour la pochette. On est déjà tellement confiant dans le résultat qu'on a prévu d'en faire un T-shirt ! Un autre truc qui nous plairait et auquel on pense depuis un moment, ce serait de faire un clip video pour soutenir un morceau. On a des tas d'idées mais pas tellement de moyens techniques, donc pour l'instant ça reste dans les cartons. Surtout, on veut faire de la scène parce que c'est vraiment le moment où on s'éclate. Et quand on regarde l'agenda pour les mois à venir, il est un peu creux...alors, appel aux organisateurs de tout poil !

4/ " Dr Loomis ", d'ou vient ce nom et pourquoi l'avoir choisit ?

Le Dr Loomis est le psychiatre de Michael Myers dans Halloween. Après, pourquoi ça plutôt qu'autre chose ? Pourquoi « and the freakies » ? Max Loomis, qui est à l'origine de ce nom, dit que c'était pour avoir un nom à rallonge... la vérité, c'est qu'on n'en sait rien et que ça doit dater d'une époque où il abusait gravement de boissons fermentées ! D'ailleurs Romain et Loïc déclinent toute responsabilité !

5/ Votre premier album ( très bon ) " Freakyland Sanatorium " est sortit cette année, en êtes vous satisfait ? peut on toujours le commander ?

Tout d'abord, merci ! Comme tout premier album ou presque, ça marque une période qui va quasiment de la création du groupe jusqu'à l'enregistrement, donc il y a des morceaux assez différents qui reflètent l'évolution du groupe. On est plutôt contents du résultat, même si quand on enregistre un album, on a tellement répété, joué, entendu, ré-écouté les morceaux au cours du processus qu'à la fin on a du mal à les apprécier. Après, nous faisons tout nous même, de la prise de son au mixage, avec des moyens très limités, donc ça reste une production modeste mais 100% maison. On peut trouver ça perfectible, mais c'est notre production. D'ailleurs, à part un très vieux pote (Arno d'Adrenaline Records), tous les moyens viennent de la caisse du groupe et de nos propre fonds de porte-monnaies ! Les futures productions sont donc conditionnées au fait de pas trop se mettre dans le rouge sur cet album ! Comme c'est avant tout pour se faire plaisir, on a choisi d'éditer l'album en vinyl, rouge transparent, histoire d'avoir un objet dont on serait content. Depuis, on l'a ré-édité en CD aussi, et dans la foulée on a sorti un T-shirt avec notre logo, œuvre de l'ami Paskal. L'album en LP, en CD ainsi que le T-shirt sont disponibles ! Support your local freaky band !

dr loomis album

6/ De quoi parlent vos textes ?

Les thèmes abordés sont assez classiques dans le genre. Finalement, ça fait partie du truc d'écrire des textes un peu « clichés ». Les films, séries, comics ou romans d'horreur sont notre première source d'inspiration. Par exemple, on a une chanson sur un type qui se la joue docteur Frankenstein avec sa fiancée qu'il vient juste de tuer dans un accès de colère, une autre sur une gentille petite fille qui assassine sa famille, ou encore une sur un mec qui passe une nuit avec le Diable. Mais il y a aussi des goules, des zombies, des fantômes... Pas mal de nos textes sont aussi tournés vers le côté plus « maladie mentale » de l'horreur : il y a une palanquée de psychopathes, de schizophrènes, de névrotiques en tous genres ! Quelques autres sont un peu plus fun : on en a une qui raconte l'histoire d'une belle famille incestueuse de consanguins. Ce qu'on essaye de faire finalement, c'est de partir d'une inspiration très classique pour raconter une histoire marrante ou sous une forme un peu originale.

7/ Pourquoi ne pas chanter en français ?

Un peu comme pour le choix des thèmes, il y a des choses qui font partie du cliché. Chanter en anglais en est un. Le Rock n'Roll en général s'est construit avec l'anglais. C'est un débat sans fin, mais on peut penser que c'est une langue dont la musicalité colle bien avec le style. Le jour où on se met à faire de la variétoche, promis on repasse au français ! Et puis surtout, vu que trois-quarts des gens qui viennent à nos concerts ne comprennent rien, ça permet de raconter n'importe quoi. On a eu, à une période, une chanson en français mais ça fait très longtemps qu'on ne la joue plus.

8/ Avez-vous des contacts avec des groupes d'autres continents (Europe, Amerique...) ?

A notre grand regret, pas assez. On a simplement joué il y a quelques mois à Paris avec Sick Sick Sinners, un groupe qui vient du Brésil, et qui fait un psycho très énergique : une bonne soirée. Ils faisaient une petite tournée européenne en compagnie d'un groupe avec qui on a joué plusieurs fois, NauseaBomb, et qui nous a invité à partager l'affiche. On a joué aussi en Belgique avec Adios Pantalones : les mecs sont très jeunes mais jouent très old school.

dr loomis & the freakies concert

9/ Que pensez vous de la scène psycho française ?

Nous ne sommes pas très proches des groupes de Psycho français. Nous avons joué plusieurs fois avec The Monster Klub, aujourd'hui disparu, et avec qui nous avions de très bonnes relations, mais surtout parce que ce sont des gens qui viennent de la même région que nous, qu'on a cotoyé de près ou de loin depuis longtemps et qui sont devenus des amis. La scène française n'apparaît pas vraiment comme unie, les groupes sont très éclatés et on n'a pas vraiment eu l'occasion de bouger assez pour créer des liens. Ça fait partie des choses qu'on a envie de faire d'ailleurs : essayer d'organiser quelques concerts avec des groupes français dont on apprécie la musique même si on ne les connais pas. Sinon, on peut aussi citer NauseaBomb et Bitch Slappers, deux groupes à contrebasse qui naviguent à la limite du punk et du Psycho, qui sont de Paris et sa banlieue et avec qui ont a partagé l'affiche à plusieurs reprises.

10/ Vous avez une ( ou des ) anecdote(s) à nous faire partager ?

Il y a quelques mois, on a eu un plan pour jouer dans un petit bar qui organise régulièrement des concerts, le genre de plan où c'est un peu le téléphone arabe et on ne sait pas où on met les pieds. Bref, on arrive à établir le contact, on envoie un lien vers quelques titres, la date est calé. En arrivant, la patronne nous dit que son public est plutôt Rockabilly mais qu'elle voulait essayer d'ouvrir un peu plus le style. Au fur et à mesure que le public arrivait, on s'est rendu compte que c'était 100% Rockabilly very old school. Dans les quelques mecs qui nous ont parlé, il y en a un qui n'écoutait rien qui ait été produit après 1957 et l'autre qui se disait très ouvert musicalement puisqu'il écoutait du rockabilly, du hillbilly, du wildbilly, et même parfois un peu de swing. En gros, c'était pas un bar mais un lieu où se rassemblait une bande de potes qui écoutaient tous la même musique...le problème, c'est que c'était pas la nôtre ! On a vu leurs têtes se décomposer quand on a commencer à jouer : les types grimaçaient comme si on égorgeait des chats ! Pour les attendrir, on a balancé quelques reprises de Sun records : c'était encore pire, car on osait toucher au mythe. Au bout de quelques morceaux, la patronne nous a demandé de jouer moins fort, parce que ça gênait sa clientèle. C'est exactement ce qu'on a fait : on a joué tellement moins fort qu'en fait on a éteint les amplis, ranger le matos, et une demi-heure après on était sur l'autoroute.

11/ Merci ! , je vous laisse le dernier mot !

D'abord, merci à toi. On espère continuer longtemps à faire ce qu'on aime et à s'amuser. Tant pis pour les autres !

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14 août 2015

Crown Court est venu dépoussierer la Oi! ( par Vice - Aout 2015 ) :

- Petite correction Oi! ne s'écrit pas avec un tréma sur le i.

Texte par Noisey ( vice )

Il y a aujourd’hui deux catégories de oï!. La première, strictement partisane, à gauche comme à droite, est bourrée de morceaux médiocres et peu originaux, dont plus personne ne se souviendra dans six mois. La seconde, sans couleur politique, est tellement aseptisée et mollassonne qu'on se demande encore ce qui la maintient en vie. Que reste t’il donc aux skinheads qui se respectent ? Bien que la oï! soit un genre extrêmement codifié, aux possibilités somme toute assez limitées, j’ai toujours eu du mal à comprendre comment autant de groupes arrivaient à se foirer. Heureusement, certains jeunes groupes arrivent à préserver l’esprit originel de la scène et à faire honneur aux traditions tout en apportant une gigantesque dose de fraîcheur au genre.

C'est le cas 
Crown Court, groupe londonien de premier choix, formé en 2014 qui a balancé en une simple démo et un EP une invraisemblable poignée d'hymnes bruts et fédérateurs, à écouter poing en l’air et Docs coquées aux pieds. À l’occasion de la sortie de leur nouvel EP English Disease sur Rebellion Records, j’ai pu m’entretenir avec Nick et Charlie, respectivement bassiste et guitariste du groupe. Et ils ont même accepté de nous filer un avant-goût du EP à venir avec le morceau « Jack Jones ».

crown court

Crown Court ( au centre Trevor chanteur de la formation )

Noisey : D’où vient le nom du groupe ? Vous l’avez choisi en référence au morceau du groupe écossais On Parole ?

Nick : Ouais, t’as tout juste !

Charlie : Ouais, c’est en rapport à ce morceau. C’est Nick et notre chanteur Trevor qui l’ont trouvé, on voulait un nom qui ne fasse pas cliché. Crown Court est resté. 

Vous entendez quoi par « English Disease » ? C’est une vraie maladie ou c’est une métaphore ?

Nick : C’était une expression de Thatcher pour décrire les hooligans des clubs de foot. Si c’était une vraie maladie, Trevor serait un vrai cas d’école !

Charlie : Ça collait bien au groupe. On est anglais, et ici semer la zizanie est un sport national. On est connu dans le monde entier pour ça.

Quand exactement êtes-vous tombés dans le monde merveilleux des skins et qu'est-ce qui vous a motivé à vous mettre à la oï! ? 

Nick : Quand tu grandis à Londres, tu côtoies toutes les sous-cultures possibles dès ton plus jeune âge. Mes parents étaient punk, donc j’ai très tôt eu conscience des différentes tribus. Faire de la oï!, comme du hardcore, c’est juste la meilleure évolution qu’ait connu le punk mais on trouvait qu’il manquait quelque chose aux groupes qui s’en revendiquaient.
Charlie : J’ai toujours été sensible au mouvement skinhead. Tu ne peux pas l’éviter ici. Là où j’ai grandi, beaucoup d’enfants avaient des parents qui étaient skin dans leur jeunesse ou qui partageaient une culture casual. Mes deux parents étaient punk dans les années 80, j’écoute du punk et du reggae depuis que je suis môme. On a monté Crown Court parce qu’on trouvait qu’il y avait trop peu de bonne oï! moderne. Beaucoup des groupes actuels sonnent comme Green Day, à la différence qu’ils portent des Docs et des bretelles. Ce n’est pas de la oï! à mon sens. C’est juste du rock’n’roll, mais c’est pas sensé être quelque chose de sympa. 

Depuis plusieurs dizaines d’années, le mouvement skin est morcelé en plusieurs sous-groupes, chacun estimant représenter le skinhead authentique. Selon vous, c’est quoi être skin en 2015 ?

Charlie : Il y a une vraie crise d’identité du mouvement skin. Les gens ne sont jamais d’accord. Moi, j’ai pas le temps pour ça. Je suis juste un mec de Londres qui aime bien se saper et jouer du punk et de la oï! Il faut que les gens voient un peu plus loin que le bout de leur nez et arrêtent de vouloir rentrer bêtement dans les vieux stéréotypes qu’ils ont de la jeunesse anglaise. Ils doivent aussi comprendre le contexte politique de l’époque à laquelle évoluaient les skins. Les skins étaient les gros bras de la rue, les partis de l’époque, qu’ils soient de droite ou de gauche se servaient d’eux pour faire le sale travail. Aucun de ces groupements ne s’intéressait à la musique ou à la culture skin. Les gens doivent bien se rappeler de ça. 

Nick : Beaucoup des skins de la première heure, de la fin des années 60/début des années 70, refusent catégoriquement tout ce qu’ont apporté les skinheads des années 80. C’est stupide. En revanche, la scène oï! s’est surtout divisée en fonction des grandes idées politiques de ceux qui y appartenaient. C’est hyper chiant, ça n’a aucun rapport avec la vraie vie, les vrais gens et la vraie politique. 

Moi j’écoute tout, des Gaylads à Larry Williams en passant par Indecent Exposure (et plein d’autres trucs qui n’ont aucun rapport avec l’univers skinhead d'ailleurs). Je porte des ourlets de différentes longueurs, mais toujours la couture vers l’intérieur. Parfois, j’ai les cheveux courts ou je rase les côtés et l’arrière. Aux pieds, je porte des chaussures basses ou des boots, ça dépend. Si je parle beaucoup de fringues c’est parce que c’est une partie intégrante de la culture skin, mais ça ne devrait pas être un uniforme figé et obligatoire, respecte le look des anciens mais habille toi comme tu aimes et fais le pour toi. Pardon, je m’égare. 

Vous avez l’air de bien connaître votre domaine. Vous avez pas deux albums oï! à nous faire partager, un peu plus obscurs ou oubliés à tort, d’hier ou d’aujourd’hui ?

Nick : En ce moment, la oï! française marche bien en Angleterre, mais étrangement pas le EP des Swingo Porkies. Pourtant c’est le premier groupe de oï! française de tous les temps et ils ont certainement le meilleur saxo du genre. Ils se sont reformés récemment avec Wattie de Raxe et Lion’s Law au chant. Respect à lui et à tous ses groupes. Ensuite, il y a Blade, un groupe japonais du milieu des années 90. Ils avaient un son très différent des groupes de Tokyo de l’époque des Samurai Spirit Skinhead (SSS), ils faisaient quelque chose de beaucoup plus mélodique. Leur titre « Boycott » est un des meilleurs morceaux punk que j’ai entendu. Et puis, ils savaient se sapper. 

Je trouve ça cool que vous ne sortiez que des EP, c’est hyper efficace. Mais vous pensez sortir un album plus tard ?

Charlie : Ouais, j’aimerais bien sortir un album un jour.

Nick : On en a discuté mais on sait pas si ça se fera un jour. On a d’autres groupes à côté, Trev a des horaires bizarres et on est pas franchement très organisés, ça va être compliqué mais c’est ce à quoi on aimerait aboutir. 

Dans les années 80, mes potes et moi étions à fond dans la oï! anglaise. À l’époque, ce qui se faisait en oï! américaine était assez merdique, mais j’ai l’impression que ça a changé. Y’a des groupes américains de oï! que vous aimez particulièrement ? 

Nick : Ouais, y’a plein de bonnes choses qui sortent aux Etats-Unis. Récemment, j’ai adoré l’album de Vanity. C’est de la bonne musique skinhead, très influencée par le rock’n’roll, bien dans l’esprit des sorties de Chiswick Records. Battle Ruins, le groupe oï! de Brendan Radigan défonce aussi. Et je ne parle même pas des Templars, qui tiennent toujours le pavé et qui continuent d’être aussi prolifiques. Ce n’est peut-être pas un groupe « moderne » de oï!, mais ils sont, encore aujourd’hui, le meilleur groupe oï! des États-Unis.
Charlie : Je suis d’accord avec Nick. Le nouvel album de Vanity bute. Et de toute leur carrière, les Templars ont toujours visé juste. 

J’aimerai avoir votre avis concernant ces groupes mythiques de oï! qui ont, après leur premier album, sorti des trucs complètement différents. Par exemple, l’album Second Empire Justice de Blitz, bourré de synthés.

Nick : C’est cool, j’aime bien. Mais bon, c’est quand même moins bon que ce qu’ils ont sorti sur No Future. 

Et pour le son plus heavy metal de Cockney Rejects sur The Wild Ones ?

Nick : Ouais, ça va, mais j’écoute plus souvent les compilations Greatest Hits 1 et 2.

Charlie : Ça va, il est pas mal mais je pourrai m’en passer. 

Et Volunteers, le tournant plus pop des Sham 69 ?

Nick : C’est de la merde.

Charlie : Je ne l’ai écouté qu’une fois, c’était la première et la dernière. 

Dernière question : qui est le boss des skins, Hoxton Tom ou Joe Hawkins ?

Charlie : Hoxton Tom, sans hésiter. 

Nick : Y’a pas de compétition possible, l’award va à Howton Tom McCourt direct. C’était le mec le mieux sapé des années 80, le bassiste du meilleur groupe oï! de tous les temps et un super DJ fana de soul. Une légende.

Merci les gars. Un dernier commentaire peut-être ?

Nick : Merci à toi pour l’interview, Freddy. New Breed est ma compil de hardcore préférée depuis toujours. 

Charlie : Si vous aimez la culture skinhead alors respectez ses racines et son futur, ne rentrez pas dans une routine débile. Je n’aurais jamais joué de guitare sans le hardcore de New-York, merci pour ça. 

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06 août 2015

Interview du Last Resort Tattoo Shop ( Aout 2015 ) :

Interview de Stéphane tatoueur et propriétaire ( avec sa femme Mylène ) du Last Resort Tattoo Shop ( 25 bis rue françois chenieux, 87000 Limoges ) https://www.facebook.com/lastresorttattooshop

1/ Salut, peux tu te présenter et présenter le " Last Resort Tattoo Shop " ?

Salut le last resort tattoo shop est un salon de tattoo/piercing situé a Limoges 87 géré par un couple ma femme myléne patronne et pierceuse et moi même stef tatoueur. Le shop existe depuis bientôt 10 ans (en janvier prochain) nous esperons arriver a lui avoir donner une touche rock'n roll tout en gardant un respect de l'hygiene et du travail (bien fait)

lastresort

(Credit: Com'on Kustom) - Le Last Resort Tattoo Shop

2/ Comment t'es tu dans lancé dans la tatouage ?

Le tattoo a toujours imprégné ma vie , j'ai fait mon premier a 17 ans (84) , a la suite étant dans une "street culture" (le mouvement neusky) tu ne pouvais pas y echapper les "insignes" de gangs étaient obligés dans ces années la pour afficher l'appartenance a la même famille de la rue et la fierté d'être différent (ce qui evidemment a bien changé de nos jours) , a la suite j'ai vite eu les bras "bleus" ainsi que de nombreuses autres parties de mon corps , a la trentaine je désirais changer de vie j'ai eu la chance que la personne qui me tatouait me propose un apprentissage.. J'ai bossé pendant 5 ans dans differentes boutiques pour finalement revenir aux sources et ouvrir un shop dans la ville ou je vivais plus jeune.

3/ Comment ce sont passés les premiers jours après l'ouverture ?

Le premier mois on a fait a peine 200 euros hahahahah. Apres petit a petit notre conception du tattoo a apparemment plu ainsi que notre travail , on estime pas être de grands artistes mais de bons artisans du tattoo. Du travail bien fait sans voler les gens.

4/ Ton style de tattoo c'est quoi ?

Je prefere le néo trad j'adore faire ça mais a limoges il y a tres peu de clientéle pour ça, le old school aussi enfin tout ce qui est travail simple, lignes propres couleurs basiques. j'ai été formé à être polyvalent donc je fais un peu de tout mis a part le bio mécha et les portraits que je laisse à ceux qui sont des specialistes de ça.

5/ Combien coute un tatouage ? et Combien pour un percing ?

Les premiers tarifs sont de 60 euros pour le tattoo , et chaque piercings a son tarif, pour le tattoo contrairement a beaucoup de boutiques je ne travaille pas aux taux horaires mais au motif , en resumé je vois ton motif je te dit le prix.

6/ Tu n'as pas trop de concurence sur Limoges ?

Bah c'est comme partout maintenant quand on s'est implanté on était 6 maintenant on est plus du double sans compter ceux qui bossent a domicile (ce qui je le rappelle est formellement interdit , sans compter les manques d'hygiéne), aprés on se marche pas dessus on a chacun sa façon de bosser donc la clientéle qui va avec.

7/ Tu as des guests de prévus prochainement ?

Pas pour le moment dans le futur peut être le shop est une petite structure familiale il n'est pas simple d'y acceuillir des guests.

8/ Dernièrement le " Last Resort Tattoo Shop " a reçu en guest Abu ( tatoueur bielorusse ), comment cela c'est il passé ?

J'ai connu abu via le net alors qu'il ne faisiat pas de tattoo encore , on a sympathisé je l'ai un peu (modestement hein) aidé a avoir du matos et a commencer dans son pays ou c'était beaucoup moins simple qu'en france. Pour sa premiere venue en france il a tenu a venir chez nous , on a bien rigolé, c'est une bonne experience je pense qu'il va devenir une figure du tattoo dans quelque temps c'était un bon moment.

stf et abu

(Credit: Com'on Kustom) - Stephane et Abu

9/ Tu as connu le mouvement psycho sur limoges ?

Bien sur on trainait ensemble avec la plupart des psychos de limoges certains ont d'ailleurs basculer du côté obscur de la force, enfin ceux qui avaient des couilles fallait assumer notre mauvaise reput hahahahah et ma femme vient elle même du milieu psycho. Beaucoup de mes meilleurs amis viennent de ce milieu la. On a fait tout les concerts des classiques psychos des 80/90 : meteors, guanabatz, restless, etc etc etc....De bons souvenirs tout ça. Les deux plus gros mouvements sur limoges c'étaient les psychos et nous (on à été une des plus grosses bandes connus de france) il y avait quelques autres tribus urbaines rockers, punks mais en plus faible quantité. Les psychos ont même eu quelques groupes locaux dont je me souviens plus les noms. De bonnes années tout ça.

10/ Aurais tu une anecdote à nous faire partager ?

bah tu sais tout les tatoueurs en ont des milliers, celles qui me touchent le plus sont toutes celles qui ont rapport avec le tattoo symbolique que j'adore, les êtres disparus les preuves d'amour et autre comme ce jeune homme qui a fait un gros ange en pleurs pour symboliser sa femme qui l'avait quitté sa femme elle est venu faire des années aprés un ange avec le sourire parce qu'lle venait de se remarier avec lui et on pourrait ecrire un livre

11/ Merci pour tes réponses, je te laisse le mot de la fin !

Merci pour l'interview m'sieur pour le mot de la fin il serait bon que vous fassiez attention ou vous allez pour vous faire tatouer on voit a peu prés 4 ou 5 fois pas semaine des gens pour des recouvrements fait par des gens (surtout a domicile sans aucune autorisation legale et dans des conditions d'hygiéne plus que limite) c'est legerement fatiguant jetez un oeil au travail c'est un peu la base quand même.pour le reste euh? rock'n roll hahahahah a bientôt dans nos murs.

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01 août 2015

Interview de Charly GoPsycho ( Août 2015 ) :

Déja connu pour ces nombreux groupes ( The Maü-Maü, Joel Kaiser & The Devils Own... et actuellement The Lab Ratz ) et son site Go Psycho ! qui est devenu une reférence pour tous les amateurs de psycho. Charly est un acteur massif de la scène psycho, Il me paraissait donc evident qu'une interview s'imposer, la voici ! Bonne lecture !

H.M.4.H.P: 1/ Salut Charly, peux-tu te présenter ? Et nous faire un petit historique de The Lab Ratz ?

Charly G.P: Ça fait maintenant 10 que j'habite à Montréal, Québec Canada. Montréal a une scène Rock très intéressante, très dynamique. J'ai commencé par monter the Hypnophonics (Garage/Punkabilly) avec qui nous avons sorti un EP et un album sur Stomp Rcds. Par la suite, j'ai rejoint Joel Kaiser & the Devil's Own (Hellbilly), puis j'ai fondé the Maü-Maü (Psycho/Garage) mais ça n'a duré que quelques mois: j'avais très envie de faire un groupe typiquement Psychobilly.

Donc, il y a un peu plus de 1 an, j'ai monté The Lab Ratz avec Vincent, à la batterie. Il jouait déjà avec moi dans the Maü-Maü et avant ça il jouait dans un combo Rockabilly qui s'appelait She Shot Me Down. Vince joue de la stand-up drums, ce qui est parfait pour ce qu'on voulait: simple, primitif et efficace.

On avait un peu de problème à trouver un guitariste qui accepte de jouer sans disto, mais qui ne soit pas trop Rockabilly. Johnny Töxik, le chanteur-guitariste des Gutter Demons, nous a proposer de démarrer le projet avec nous en attendant qu'on trouve quelqu'un d'autre. Finalement, l'alchimie a vraiment bien fonctionné entre nous 3: il a tout de suite senti ce qu'on attendait au niveau des guitares et a mené les chansons bien plus loin de ce à quoi que je m'attendais au début. Donc finalement, il a décidé de rester! Mais il demeure bien évidemment le chanteur-guitariste des Gutter Demons, Kings of Canadian Psychobilly!!!

the lab ratz

The Lab Ratz: Charly GoPsycho, Johnny Töxik et Vincent Harnois

2/ Des projets à venir pour le groupe (concerts, albums... ) ?

On enregistre notre premier album à la fin du mois d'août, et on est pas mal excité à ce sujet! Il devrait sortir cet automne, On a vraiment hâte!
On a également quelques concerts prévus ici au Québec, et quelques plans pour aller jouer aux États-Unis et en Ontario. On aimerait bien éventuellement pouvoir venir présenter notre album en Europe, pourquoi pas le printemps prochain...

3/ La pochette de l'album est déja prête ?

Non, pas encore. Comme on a pas mal de chansons, on ne sait pas exactement encore lesquelles seront sur l'album. Donc pour le titre et la pochette, on verra en fonction.

4/ Comment t'es tu lancé dans l'aventure Go Psycho ( http://gopsycho.alwaysdata.net/index.php ) ?

La première fois que j'ai été sur Internet, j'ai tout de suite cherché ce qu'il y avait au sujet du Psychobilly... Et il faut croire qu'il n'y avait pas ce que je cherchais! J'ai donc décidé de créer "l'Encyclobilly". Par la suite, le site a pas mal évolué, il a changé de non plusieurs fois, d'adresse aussi, mais la partie "Encyclobilly" est restée. Les anciens se souviendront du chat et du forum dont les discussions finnissaient généralement dans le chaos le plus total!
Aujourd'hui, les outils sociaux du Web (dont Facebook en tête) font que je n'ai plus à m'occuper de cet aspect (news, annonces de concerts, discussions...) et donc je n'ai plus à faire la police!  J'ai pu revenir aux fondamentaux: la musique et les disques.

5/ Tu n'as pas de difficultés à gérer le site plus le groupe ?

Non, le site ne me demande pas beaucoup de temps: quelques interviews pour permettre de mettre en avant des nouveaux groupes, et quelques chroniques de disques "quand j'ai le temps"... Aucune pression à ce niveau là.
Le groupe demande un peu plus d'investissements, car il faut jongler avec les agendas de tous les 3, les familles, etc.

6/ Vos chansons sont principalement en anglais, pourquoi ne pas chanter en francais ? (Montréal est la ville la plus francophone du continent americain)

On chante principalement en anglais parceque c'est la langue internationale du Rock'n'Roll, et puis la scène Psychobilly est mondiale: tout le monde a au moins quelques notions d'Anglais. Mais, tu as raison, Montréal est la 2e plus grande ville francophone au monde derrière Paris. On a quelques chansons en français et on va continuer à en faire, on aime ça et le public réagit bien. Mais on n'en fera pas plus de 2 ou 3 par set.

charly gop

Charly GoPsycho

7/ Votre public est principalement canadien ou est-il international ?

Pour l'instant, on n'a joué qu'au Canada, donc la plupart de notre public est canadien! Toutefois, pas mal de gens du Mexique et de Californie semblent nous suivre, alors ça nous donne vraiment envie d'aller y faire un tour !

8/ As tu un groupe avec qui tu rêverais de partager la scène ?

Il y en a tellement! J'avoue que les groupes qui nous impressionnent vraiment en ce moment, c'est Stressor et Guitar Slingers.
Mais un de mes groupes favoris de tous les temps -et autant pour leurs prestations scéniques que pour leurs albums- ça reste Batmobile.

9/ Quel est ton pire, et ton meilleur souvenir en concert ?

Souvent les pires moments sur l'instant deviennent les meilleurs souvenirs par la suite... Avec les Lab Ratz, on est encore un peu jeune scéniquement parlant! Mais lors de notre 1er show, au début de la 3e chanson, je me suis pris les pieds dans le retour et je suis tombé de la scène avec ma contrebasse... Ça aurait pu très mal finir, mais heureusement j'ai réussi à ne pas la briser !

10/ Quels sont tes goûts musicaux ?

Le Psychobilly au sense large, du Rockabilly au Punk, même si j'ai une préférence pour l'Old-School. En fait suivant l'humeur, je trouve toujours une bonne chanson ou un bon groupe à écouter !

11/ Peux tu nous citer quelques groupes à ecouter ?

En plus de ceux déjà cités à la questions 8 et les classiques, la plupart des groupes actuels valent le déplacement. La scène a vraiment gagné en son et en technicité.
En vrac: the Magnetix (j'adore), the Delirium Tremens (leur dernier album est excellent), the Goddamn Gallows (country-Punk à voir sur scène), the Gutter Demons (hâte au prochain album!!!), the Ricochets (le dernier album est parfait), Sir Psyko & his Monsters (un de mes groupes favoris de la décénie), KDV & the Deviators (excellent sur disque), Moonshine stalkers, Manic Pistoleros, et tant d'autres...

12/ Aurais tu une anecdote à nous faire partager ?

Une anecdote? Comme la fois où l'ensemble du Monster Klub s'est retrouvé à squatter dans ma chambre d'hotel parce qu'ils avaient prévus de dormir dans leur voiture et que les nuits sont parfois fraiches en Allemagne... Ou comme cette autre fois où avec mon premier groupe on jouait à 600km de chez nous et que la moitié du groupe était descendu en auto-stop car on n'avait plus assez de place dans les autos avec les instruments... Ou encore la fois où on jouait au Gibus, mais que les videurs n'avait pas voulu laisser rentrer notre guitariste car il était mineur...
Haha! En 30 ans de RnR, il y en a tellement que je devrais écrire un livre!

13/ Merci pour tes réponses, je te laisse le mot de la fin !

Merci à toi, et bonne chance pour ton blogue! Supportez les groupes locaux, allez voir les shows!
Stay Psycho!

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21 juillet 2015

Interview de Delirium Tremens ( Juillet 2015 ) :

Delirum Tremens est de retour avec un 3ième album "Fuckenstein" ! Nous en avons profité pour interviewer Seb chanteur de la formation.

1/ Salut, peux tu nous faire une petite présentation du groupe ?

- Salut! Le groupe existe depuis quelques années maintenant et ça fait maintenant 5-6 ans que la formation n'a pas changé avec Beber à la batterie, Tof à la slap et moi, Seb, à la gratte et au chant.

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2/ Peux tu nous parler de votre dernier album " Fuckenstein " ? (une vraie tuerie à acheter sans attendre)

- Merci pour la tuerie!!! "Fuckenstein" est notre troisième album et on est assez content du résultat car on a pu bénéficier de l'expérience des deux premiers pour obtenir un son bien punchy où tout les instruments (y'en que 3, faut pas pousser!) et les voix sont bien présents. Sur la forme, on s'est fait plaisir avec un vinyl bleu (et un cd) qu'on voulait réaliser depuis longtemps.

3/ La pochette de l'album " Fuckenstein " a été réalisé par les soins de paskal millet, comment c'est passé cette collaboration ?

- On avait rencontré Paskal lors d'un festival où nous jouions ensemble (avec Monster Klub) et on lui avait demandé si il voudrait bien nous dessiner la pochette de notre album, c'était "Wake up Corpses", et il a tout de suite dit oui! C'est vraiment un mec aussi ouvert et cool qu'il est talentueux! On a donc récidivé avec "Fuckenstein"... Et il doit normalement nous dessiner le prochain t-shirt des Delirium. On a hâte !!!

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4/ Des projets à venir ?

- Le prochain t-shirt!! Un quatrième album!!! (c'est pas pour tout de suite!!!...) On retourne jouer en Angleterre et des festivals intéressants se profilent à l'horizon...

5/ Penses tu que le groupe a déja tout accomplit ? ou lui reste t-il des rêves ?

- On est à des années-lumière d'avoir tout accomplit!! Il reste plein de rêves : jouer sans faire des pains, avoir un bon son, sans que Tof se bourre la gueule à chaque fois, sans que Beber pète, en étant bourré et assurer...

6/ Quels sont tes gouts musicaux ? Peux tu nous citer quelques groupes ?

- Les gouts musicaux sont simples et immuables : du Psycho!!! Au niveau des groupes, il y a les valeurs sûres : Nekromantix, Mad Sin, Demented, Gorilla, Batmobile... beaucoup des "vieux" groupes mais qui sont toujours là et qui assurent. Après pleins d'autres mais il est difficile d'être exhaustif...

7/ Que penses tu de la scène psychobilly Française ?

- Elle a toujours était présente et à mon gout très bonne. On aime particulièrement le style de psychobilly que les groupes français jouent, souvent proche des bases billy qu'on apprécie. Malheureusement, à part quelques-uns comme les Happy, les Banane, Monster Klub ou Astro zombies (j'en oublie surement), c'est difficile de s'exporter...

8/ Aurais tu une petite anecdote à nous raconter ?

- Celle qui fait rire mais seulement quelques temps après : on était parti jouer en Espagne il y a quelques années et le voyage a été bien galère avec une crevaison, un radar qui nous a flashé, un alcootest positif. Après 10 heures de route on arrive enfin dans la salle où on devait jouer et après 2 morceaux, les flics Espagnols ont arrêté le concert pour tapage nocturne!!!! Le retour a été très long...

9/ Un dernier mot ?

- Merci à toi pour cet interview!
Salut à toutes et tous en espérant se croiser à un concert pour boire une bière!

Posté par Lonesome Rider à 18:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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